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Nidification de l'Ammophile des sables, Ammophila sabulosa (L. 1756)

Hymenoptera - Sphecidae

Ammophile traînant une chenille

Grande guÍpe fouisseuse l'Ammophile des sables, Ammophila sabulosa, creuse son nid dans les milieux sablonneux et secs, sur le bord des talus et même au jardin où je peux tranquillement observer son curieux comportement.
Après avoir creusé un nid souterrain cette Ammophile part à la recherche d'une proie. Il n'est pas rare qu'elle la vole à une de ses congénères et la première image du diaporama montre deux femelles se disputant la même chenille de Drymonia ruficornis capturée sur le Chêne juste au-dessus d'elles.

Mandibules de l'Ammophile Ammophila sabulosa s'empare de chenilles souvent plus grosses qu'elle. Des chenilles de Noctuidae, ou comme ici de Notodontidae, toujours glabres car plus faciles à traîner sur le sol. En effet, contrairement à Ammophila pubescens qui lui ressemble, elle ne les transporte pas en vol.


Après avoir paralysé sa proie par plusieurs piqûres, elle la tourne ventre en l'air et l'enfourche. Puis la tenant fermement avec ses mandibules et "ramant" avec ses pattes, elle la traîne péniblement vers son nid.


Nid de l'Ammophile

Le trajet jusqu'au terrier se fait en plusieurs étapes. Deux ou trois fois l'Ammophile des sables laisse sa proie et retourne jusqu'au nid ouvert pour vérifier son état.
Quand enfin la chenille est proche du nid, les allers retours sont nombreux. Elle tourne autour, la palpe, semble la mesurer... Descend, creuse, revient "mesurer", creuse encore jusqu'à ce que, satisfaite, elle entre dans le nid et en ressorte à demi pour y tirer la chenille qui glisse dans l'ouverture juste de sa taille.
Amophila sabulosa pond un oeuf sur la proie vivante qui va servir de nourriture à sa larve et ressort.

Ammophila sabulosa referme son nid

Pour fermer le nid elle utilise d'abord le plus gros des graviers qu'elle a disposés près du trou. Elle le saisit avec ses mandibules et le fait tomber dans l'ouverture, elle place ensuite les petits, pour finir par du sable qu'elle pousse avec ses pattes.


© Catherine Baral